F1 2026 : début de saison, ce que disent Australie, Chine et Suzuka
Trois manches disputées, un nouveau règlement, et déjà des hiérarchies inattendues. Mercedes en patron, Antonelli en révélation, Red Bull en quête de rythme : le bilan détaillé du premier acte de la saison 2026 de Formule 1.
Trois Grands Prix et la Formule 1 a déjà livré ses premiers enseignements de l'ère 2026. La nouvelle réglementation moteur (cinquante pour cent d'énergie électrique, carburants cent pour cent durables) et les châssis allégés ont rebattu les cartes plus radicalement que ne le prévoyaient la plupart des observateurs. Trois manches plus tard, Mercedes mène, Red Bull cherche, et un débutant italien a déjà pris la tête du championnat. Bilan d'un début de saison qui change la donne.
Manche 1 - Australie : la prise de température
Le championnat 2026 a démarré à Melbourne le 8 mars. George Russell a remporté l'épreuve devant Kimi Antonelli (2e) et Charles Leclerc (3e). Lewis Hamilton terminait 4e, Lando Norris 5e. Premier signal fort : Mercedes a la meilleure voiture du paddock à l'ouverture, et Russell prend la tête du championnat pilote.
Red Bull, en revanche, paie cher la transition réglementaire : Max Verstappen, parti depuis le fond de grille après un crash en qualifications, a terminé sixième, lappé par le vainqueur. Un résultat inhabituel pour le quadruple champion du monde, qui illustre le retard de la RB22 à l'ouverture de la saison. Pour mémoire, le règlement 2026 est détaillé dans notre analyse complète.
Manche 2 - Chine : Antonelli s'installe
À Shanghai (15 mars), Kimi Antonelli a signé sa première victoire en carrière, à seulement 19 ans. Le rookie Mercedes a devancé son coéquipier George Russell (2e) et Lewis Hamilton (Ferrari, 3e), qui signe son premier podium sous les couleurs de la Scuderia. Leclerc a complété la quatrième place. Un week-end qui a confirmé deux choses : la W17 est la référence du plateau, et le jeune Italien est déjà chez lui en F1.
McLaren a vécu un week-end cauchemardesque : Norris et Piastri n'ont pas pris le départ (double DNS), les deux monoplaces victimes de problèmes électriques sur la grille dans les minutes précédant le départ. La course comprenait également un sprint le samedi, remporté par Russell.
Manche 3 - Suzuka : la passation au championnat
Le 29 mars, à Suzuka, Antonelli a confirmé en remportant sa deuxième victoire consécutive, devant Oscar Piastri (McLaren, 2e) et Charles Leclerc (Ferrari, 3e). Le débutant Mercedes prend la tête du championnat des pilotes, devenant le plus jeune leader du championnat dans l'histoire de la F1. Le récit complet est dans notre compte rendu de Suzuka.
Russell, leader du championnat avant Suzuka, finit quatrième. Verstappen, quant à lui, a terminé huitième : la RB22 progresse mais reste nettement en retrait. À noter : un détail aérodynamique de la Red Bull, surnommé "Macarena" par les ingénieurs, fait l'objet d'un suivi technique pour Miami (voir notre analyse de l'aileron Macarena RB22).
Le classement après trois manches
Au championnat pilotes, Antonelli mène (72 pts) devant Hamilton (Ferrari, 2e), Russell (3e) et Leclerc (4e). Mercedes domine le constructeur, Ferrari est deuxième, McLaren troisième et Red Bull quatrième, malgré le retard de Verstappen en début de saison.
Ce qu'il faut retenir
Mercedes patron, mais pour combien de temps. L'écurie de Brackley a clairement préparé 2026 mieux que la concurrence. Reste à savoir si l'avance survivra au développement aéro de mi-saison, où McLaren et Ferrari sont attendus.
Antonelli, le coup parfait. En passant de Hamilton (parti chez Ferrari fin 2024) à Antonelli, Mercedes a misé sur un débutant. Le pari paie : deux victoires en trois manches, une régularité au-dessus de son âge.
Red Bull en chantier. La RB22 (motorisée par Red Bull Powertrains avec la technologie Ford) a coûté plus de performance que prévu à l'ouverture. Verstappen et son équipe devront travailler pour revenir dans la lutte.
Le calendrier reste à dérouler
Pour le suivi des résultats au fil de la saison, voir le calendrier F1 2026.
Photo : Wikimedia Commons (voir source et licence du fichier)
Sources
Max Van Der Walen
Fondateur de Secteur 1, journaliste motorsport. Passionné de F1 depuis 2005, il couvre Grand Prix et endurance avec une focale sur la stratégie technique et la lecture de course. Spécialiste F1, MotoGP, WEC.




